Le dimanche 14 juin, 19h



Depuis que Catherine est au Danemark, sa présence s'est alourdie. Ce n'est pas que je ne l'aime pas, c'est que je ne le sais pas.

Parallèlement, je ne pourrais longtemps manger du chow mein tout nu avec Maude sans finir par tromper Catherine. Je suis profondément attiré par Maude. J'apprécie son amitié qui n'implique aucun questionnement (sauf celui vis-à-vis de Catherine).

***

Il a plu toute la journée. Ce matin, j'ai pris l'auto et j'ai fait l'épicerie. Puis, j'ai passé une bonne partie de l'après-midi étendu dans le lit avec filou qui se tortillait pour attirer les caresses.

Maude est passée vers les quinze heures. Comme elle n'avait pris la peine de prendre ni parapluie ni imperméable avant de partir de chez elle, elle était trempée et ses vêtements s'étaient évasés sous le poids de l'eau. Dans ses bras, elle tenait une boites de céréales Honey Comb achetée au dépanneur du bas de la rue. Elle me salua promptement et s'assit devant la télévision.

-- Tu es le seul ami que j'ai qui a une télé aussi grosse que la mienne, me dit-elle.

Elle passa en revue la quarantaine de chaînes de télévision, éteignit l'appareil et balança la télécommande dans le fond de la bergère. Elle alla à la cuisine jeter à la poubelle la boite de céréales qu'elle avait à peine entamée.

-- Ciao!

Elle quitta aussi inopinément qu'elle était arrivée.


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