Le mercredi 10 juin, 13h



Avant de partir pour la Cachoulac, j'ai appelé Catherine. L'échange ne dépassa pas le stade des banalités. Dès qu'elle m'informa que tout allait bien pour elle, je me vis rassuré et je coupai court à l'appel.

***

J'ai rencontré Maude sur la Côte Sainte-Catherine ce midi. Elle était encore habillée en adolescente de bonne famille. Elle portait en haut du genou une robe de coton fin. Ses bottillons noirs remplaçaient subliment les sandales ou les talons hauts tout en lui assurant un fond d'anticonformisme.

Je l'ai trouvée très belle. Je ne sais pas si je la préfère habillée ainsi ou en jeans usés comme ceux qu'elle porte pour aller au Passeport. C'est le même genre de question que je me pose à l'épicerie devant un pot d'Häagen-Dazz au chocolat et un autre au café.

Je lui ai parlé du beau temps d'aujourd'hui et du fait que la piscine de la maison de banlieue où j'ai grandi me manquait. Elle comprit que j'adorais me baigner et porta à mon attention qu'elle avait une piscine. Elle ajouta qu'elle habitait à deux pas.

C'était il y a cinq minutes. Depuis je suis rentré à l'appartement et je viens de mettre sens dessus dessous ma penderie pour trouver mon maillot de bain. Je quitte à l'instant pour la piscine de Maude. Il fait trente et un degrés Celsius!


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