Le vendredi 13 mars, midi



Ça y est, la Loi 414 a été adoptée hier par l'Assemblée nationale du Québec. Cette loi, rappelons-le, impose une diminution de salaire pouvant atteindre 6% aux employés syndiqués des municipalités dans lesquelles il n'y pas eu d'entente sur les compressions exigées par Québec.

Gérald Larose, grossier syndicaliste et président de la CSN, a qualifié cette loi «d'écoeuranterie».

Si une baisse de salaire imposée à des employés qui gagnent en moyenne 25% de plus que les autres fonctionnaires -- qui eux gagnent déjà plus que les employés du secteur privé -- est une écoeuranterie (25% moins 6%, Monsieur Larose, allez vous acheter une calculatrice!), je ne trouve pas les termes pour qualifier l'hypocrisie et la malhonnête dont font preuve les syndicats face aux jeunes.

Parce qu'en matière d'écoeuranteries, les Larose, Godbout et autres syndicalistes méritent un doctorat honoris causa. Ils endossent des conventions collectives dans lesquelles on retrouve des clauses dites «orphelines» c'est-à-dire des clauses qui prévoient que les employés embauchés après la signature de la convention -- donc, en majorité des jeunes -- ne bénéficieront pas des avantages et protections qui s'y trouvent ou en bénéficieront dans une moindre mesure. On est loin de grands principes d'égalité et de justice du syndicalisme.

Et dire qu'en vertu de la formule Rand, les jeunes, une fois embauchés, seront obligés d'adhérer et de financer le syndicat qui méprise systématiquement leurs intérêts.

Écoeuranterie, vous avez dit, Monsieur Larose?

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Silence cybernétique jusqu'à mardi. Catherine et moi allons à l'auberge des Glacis pour le week end.


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