Le dimanche 25 janvier, 2h de la nuit



Ce soir, j'ai enfin mis de côté ma perpétuelle crainte de passer pour un adepte de l'apitoiement sur soi (déjà que j'écris ces chroniques!) et j'ai téléphoné à Eve. Au terme d'une longue conversation, Eve a souligné que je peux me dire qu'au moment où j'ai eu cette aventure avec Maude, Catherine et moi avions déjà rompu. L'interprétation est certes discutable mais elle a le mérite d'agir comme une soupape pour le sentiment de culpabilité qui m'habite depuis cet événement.

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Finalement, j'aime bien le nouveau méga-complexe cinématographique du quartier Latin. La configuration des lieux est aérée, le décor agréable à l'oeil et il y a une arcade de jeux que l'on peut presque qualifier de somptueuse en comparaison aux arcades malpropres et louches du centre-ville.

Seul défaut du complexe: l'identification de la bonne salle de projection demande un effort intellectuel que l'on n'a pas nécessairement le temps de faire lorsqu'on arrive à la dernière minute. D'ailleurs, je suis peut-être plus lunatique que je ne le pense (ou tout simplement un peu con) mais toujours est-il que je me suis fourvoyé de salle ce soir! Les conséquences de cette erreur furent néanmoins heureuses car je fus amené à voir un film sur lequel je n'aurais sans doute jamais arrêté mon choix: The Boxer.

Excellent film dont l'histoire se déroule en I'Irlande du Nord et dans les coulisses de l'IRA, toute la laideur de Belfast y est magnifiquement photographiée, de façon même à donner envie d'enfiler un gilet pare-balles et d'y aller jouer les touristes. Le jeu des acteurs est remarquable et l'intrigue demeure intéressante malgré la morale pacifique un peu cul-cul qui transpire de l'écran tout le long du film. À voir, même en absence d'erreur!


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