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Le lundi 8 décembre, 16h
Les présences de Catherine dans un rayon de dix mètres autour de moi se raréfient en cette fin de session universitaire. Avec les longues journées qu'elle passe soit en cours, soit à la bibliothèque, j'ai toujours l'impression, lorsqu'on se croise, de revoir une amie que je n'ai pas vue depuis des mois. Car, dans les faits, je ne la vois plus. Au sens propre, rassurez-vous. Non, peut-être aussi au sens figuré. Je ne sais plus. Catherine rentre de l'école vers les vingt et une heures tous les soirs. Moi, à cette heure, je suis déjà parti par les voies migratoires des oiseaux de nuit. À mon retour, sachant que Catherine dort chez moi, je préfère aller dormir chez elle pour éviter qu'elle ne se réveille et qu'un «comment tu vas?» de sa bouche ne m'oblige à mentir.
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