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Le lundi 24 novembre, 3h40 de la nuit
Ce soir, Catherine et moi sommes allés voir Le Chacal au cinéma. Même si n'est pas un film qui passera à la postérité comme Métropolis, Le Grand Bleu ou Elvis Gratton , j'ai tout de même apprécié la soirée. La salle était presque vide et nous avons pu converser à loisir et s'empiffrer bruyamment de pop corn sans craindre de déranger des voisins de rangée. Quant au film en lui-même, il est à classer parmi les films à louer en seconde partie d'une soirée vidéo à la maison. À la sortie du cinéma, nous avons fait un saut au Second Cup sur Saint-Denis, un café sans âme qui avait pour unique attrait sa proximité. La serveuse de ce Dunkin Donut de snobs -- où, au lieu de lire le Journal de Montréal, on se salit les doigts sur le Devoir pour conserver immaculée son apparence d'intellectuel branché -- me conseilla de goûter un gâteau cinq chocolats que je me suis fait servir avec un cappucino. Catherine a opté pour un simple lait chaud, choix que je regrette de n'avoir pas eu la sagesse de faire. Car, il est 3h30 de la nuit et je suis incapable de fermer l'oeil avec tout ce sucre et cette caféine dans le corps. L'insomnie et le silence de la nuit me ramènent à l'esprit la précarité de ma condition professionnelle. C'est d'autant plus difficile à supporter qu'à une heure si tardive, il n'y a aucune possibilité d'aller se changer les idées sur le Plateau; seuls les Second Cup et autres comptoirs aseptisés sont encore ouverts.
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