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Le samedi 15 novembre, 21h
Nous revenons tout juste de chez un couple d'amis de Catherine. Évidemment Catherine y était et nous y avons pris le repas du soir. Comme Catherine a un important travail à remettre lundi et qu'elle ne l'a pas encore terminé, elle a préféré rentrer tôt et s'atteler à la tâche même si l'on est samedi soir. La soirée a été particulièrement pénible. C'était la première fois que je rencontrais ces personnes et je pense que Catherine attendait beaucoup de la soirée. En effet, toute la journée, elle était excitée et m'a précisé à plus d'une reprise qu'ils se trouvaient parmi ses meilleurs amis et qu'elle avait hâte qu'ils me rencontrent. Moi, les rencontrer sur un coin de rue ne m'aurait pas ennuyé outre mesure mais faire leur connaissance au cours d'un repas quasi officiel m'accablait d'une lourde mission car, avec les tracas qui m'assiègent l'esprit ces jours-ci, il m'est difficile de feindre la bonne humeur plus de quelques minutes. En un autre moment, j'en suis certain, j'aurais grandement apprécié la soirée parce que les amis de Catherine sont d'agréable compagnie. Mais, j'étais incapable de leur rendre la pareille et je crois que cela a profondément peiné Catherine. Car, à bien y penser, elle n'aurait jamais écourté cette soirée pour un travail scolaire qu'elle aurait pu terminer demain. Elle n'aurait jamais eu ce frimas au coin des yeux non plus Je me sens coupable, il va sans dire.
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