Le vendredi 31 octobre, 22h



Je suis rentré épuisé aujourd'hui. La préparation du procès de lundi me demande de grands efforts parce que je veux me présenter devant le juge aussi bien préparé que si l'on m'avait confié le dossier dès son ouverture, c'est-à-dire il y a plusieurs mois. Je travaillerai demain et dimanche.

À mon grand plaisir, Catherine a accepté l'invitation au restaurant que je lui ai fait en revenant du boulot. Nous sommes allés au El Zazium sur Avenue du Parc où nous avons passé deux bonnes heures à s'efforcer de s'en tenir aux caresses qui présentent un caractère acceptable en public. Il aurait certes été sage de se parler du froid qui avait pris place entre nous depuis quelques jours afin d'évacuer toute possibilité de ressentiment mais nul ne le fit de peur de rompre la poésie du moment.

Ce soir, pas de party d'halloween ni de virée au passeport, carrière oblige. Mais aucune de ces privations ne me peine car Catherine est dans la même pièce que moi, blottie dans une bergère, les bras autour ses jambes nues. La réconciliation est une porte qui s'ouvre sur les cieux.


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