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Le lundi 20 octobre, quelques heures avant l'aube
Je me suis couché vers une heure cette nuit et je n'ai toujours pas fermé l'oeil. Je tais les raisons de cette insomnie de peur de m'enliser dans une sempiternelle redite. À l'extérieur, il fait froid. C'est du moins ce que je conclus en voyant au loin quelques cheminées fumer. Dans mon appartement, ce n'est pas très chaud non plus et mon chat Filou a bien comprit qu'il faisait meilleur roupiller contre le corps de Catherine que sur un fauteuil du salon. Je décide d'aller acheter du pain chaud chez le boulanger portugais qui est ouvert toute la nuit. Catherine appréciera la mie encore fumante à son réveil et l'idée de sortir pour lui faire ce plaisir m'est salutaire car autrement je resterais assis dans le salon, les coudes sur les genoux et les mains dans le visage.
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