Le mardi 7 octobre, 22h



Aujourd'hui, Catherine et moi sommes allés faire une randonnée équestre à Saint-Donat. Le propriétaire du ranch me connaît bien et il me permet de partir en randonnée sans guide. C'est pourquoi, lorsque me prend l'envie de faire de l'équitation, je préfère me rendre là-bas malgré la distance plutôt que d'aller en banlieue de Montréal dans un ranch où les clients sont obligatoirement accompagnés d'un guide qui se place en tête de file imposant son rythme, son parcours et, surtout, sa présence.

Nous avons sellé nos chevaux vers 13h. Les hirondelles voletaient dans un bleu de ciel uniforme. Le soleil baignait le visage de Catherine de ses rayons. Sans aucun doute, c'était là l'une des plus belles journées de mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.

Nous nous baladions l'un à coté de l'autre, si près en fait que mine de rien nos genoux et nos mollets se touchaient. Nos conversations étaient entrecoupées, de part et d'autre, d'allusions à l'intimité que nous vivons ces derniers temps et rapidement nos circonlocutions devinrent de plus en plus concupiscentes. Bref, on chevauchait sur la bonne voie!

Non seulement l'idée que l'on vive une aventure devenait plausible mais l'imminence et les circonstances de l'événement me surprirent. En effet, c'est un peu plus tard, à l'orée d'une clairière isolée, que nous avons cédé à la force des choses.

***

Nous sommes demeurés de longues minutes bien calés dans les longues herbes pour admirer la communion des derniers rayons de soleil et du feuillage rouge, roux, ocre, jaune des arbres. Et, aussi, pour boire jusqu'à la lie les félicités du moment.


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