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Le mercredi 24 septembre, 23h
*** AVERTISSEMENT: ce journal se termine par un épilogue qui est vendu 5$ *** L'automne est débarqué et je dois l'accepter. L'idée d'être sans emploi me glace davantage le sang depuis que je ne peux plus me dire que c'est l'été et que de toute façon personne ne travaille l'été. Pourtant, Catherine, elle, a bossé tout l'été alors qu'elle aurait pu invoquer son statut d'étudiante et la relache estivale pour se la couler douce. Catherine est ma voisine de palier. Elle a près de cinq ans de moins que moi (j'ai 27 ans). À l'âge que nous avons, une telle différence d'âge ne devrait pas être soulignée comme je le fais, surtout dans la mesure où cette différence intervient entre deux voisins, mais c'est là justement ce qui fait de Catherine un être si important dans ma vie actuellement. La voir en toute innocence s'émerveiller devant ses chrysanthèmes en floraison ou l'entendre parler de l'avenir comme la continuité d'un eldorado me fait du bien, moi qui plus souvent qu'autrement ne voit dans le présent et le futur que du noir de charbon. À l'instant où j'écris ces lignes, en m'étirant la tête vers l'arrière, je peux l'apercevoir tapant également sur son ordinateur. Nous avons pris l'habitude de laisser les portes de nos appartements ouvertes et les pièces de l'étage sont configurées de façon qu'ainsi chacun puisse voir le bureau de l'autre. Le fait que nous habitions au dernier étage de l'immeuble et que nous n'ayons aucun autre voisin augmente l'idéalité de la situation. Cela dit, il se fait tard. |