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Le mardi 11 janvier 2005, 1h
Le tsunami n'a pas fait que faucher des vies en Asie, il a ramené à la surface toute l'hypocrisie des pays riches. À coup de centaines de millions, l'Occident joue à qui celui donnera le plus. Les Etats-Unis voient même dans cette catastrophe une façon de redorer leur image auprès du Monde Arabe.
Il ne faut pas se méprendre : nos gouvernements se contrefichent du petit Indonésien qui s'abreuve dans la flaque de boue où flottent les cadavres de ses parents. Ils ne donnent que par intérêt. L'intérêt de bien paraître aux yeux de leur population et aux yeux du Monde. Car s'il s'agissait de générosité véritable, il y a longtemps qu'Ottawa, Paris, Washington ou Stockholm aurait pris des mesures pour sauver les 25 000 enfants qui meurent de faim, chaque jour, 365 jours par année. Mais bon, ça leur apprendra à ces marmots à naître là où il n'y a pas de
caméra.
Mais il y a encore plus profiteur de la misère d'autrui. Kroum Pindoff, fondateur magasins de disques Music World, a fait un don de cinq millions de dollars à la Croix-Rouge. Jusqu'à là, rien à dire. Tout richissime citoyen devrait suivre l'exemple. Mais pourquoi ce gros porc a-t-il tenu à faire son don devant les caméras - accompagné de sa femme qui souriait comme si elle était dans une compétition de nage synchronisée - au lieu d'avoir la décence de donner dans l'anonymat comme le fait Monsieur Tout-le-Monde?
En voyant la nouvelle au téléjournal, je n'ai pu que faire le lien avec les touristes québécois (toujours des femmes à ce que j'ai vu) qui débarquent en République Dominicaine avec des crayons et des cahiers Canada et qui exigent d'aller les remettre en personne dans une école locale. On a beau leur expliquer qu'un don en argent serait beaucoup plus utile, ces connasses n'en démordent pas : elles ont acheté pour 25$ de cochonneries, ça leur donne le droit d'aller se pavaner devant des enfants pauvres!
Finalement, que l'on gagne 25 000$ ou cent millions par année, il faut vraiment être un sacré salaud pour jouir de la pauvreté et du malheur d'autrui.
  
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