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Le vendredi 15 mars 2002, 15h
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J’ignorais que l’on pouvait danser sur Beat It de Michael Jackson à Montréal en 2002. L’idée est saugrenue et le résultat a quelque chose de grotesque. C’est au Electric Avenue, une boîte de nuit sur Crescent où l’on joue exclusivement des tubes des années 80. J’y suis allé hier. Moi qui m’attendais à entendre Indochine et The Cure, j’ai été plutôt étonné de voir des gens danser convulsivement sur What A Feeling de Irene Cara, en cercle autour d’un tas de sacs à main posés par terre! Grotesque, j’ai dit? En fait, j’avais l’impression d’avoir atterri dans un mauvais party de Noël d’un bureau où je ne voudrais surtout pas travailler. Même les barmaids ont quelque chose de caricatural: toutes des fausses blondes avec la taille d’une adolescente anorexique de 13 ans et les seins d’une obèse de 150 kilos, faux bien entendu! À croire qu’elles ont toutes été coulées dans le même moule bizarrement proportionné. Ah zut! je me sens coupable de dire du mal comme ça. L’une d’elles a eu la gentillesse de m’offrir un shooter et de me remettre une espèce de passe V.I.P. qui m’évitera de faire la file la prochaine fois. Parce qu’on fait la file pour entrer là-bas! ![]() ![]() ![]()
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