Le lundi 11 mars 2002, 16h
C'était le gala des Olivier hier.
J’ai toujours trouvé les galas ennuyeux et c’est encore pire quand je suis sur place, car il est impossible de passer le temps en faisant son repassage ou en se goinfrant dans un bol de pop corn. En revanche, les réceptions qui suivent sont souvent ce qu’il y a de mieux en matière de partys. L’idéal est donc d’arriver à la fin du gala, juste à temps pour célébrer avec les artistes et les gens de l’industrie. Mais les organisateurs pensent à tout afin d’éviter de se retrouver avec une salle à moitié vide: pour obtenir le laissez-passer pour la réception, il faut impérativement assister au gala.
C’est donc à contrecoeur que je me suis rendu à Laval. Car cette année, pour ajouter un désagrément, le gala était diffusé de la salle André-Mathieu. Un spectacle ennuyeux dans la ville de l’ennui, quelle affaire! pensais-je en roulant dans la tempête qui faisait rage.
En chemin, la visibilité était nulle et les panneaux indiquant le nom des rues étaient recouverts d’une couche de neige collante. Trois fois j’ai dû demander ma route à des passants qui ne devaient pas aller souvent au théâtre puisqu’ils ne savaient pas où se trouvait la salle. Heureusement, une limousine est passée devant moi et j’ai présumé que nous avions la même destination. J’avais raison et je suis arrivé à l’heure.
Je dois dire que j’ai bien aimé le gala. Il m’a paru beaucoup plus dynamique que les éditions précédentes que j’avais trouvées trop longues. Le fait que, pendant les pauses publicitaires, on avait droit à des prestations d’humoristes moins connus mais très drôles y est sûrement pour quelque chose Puisque je n’avais pas acheté mes billets à la dernière minute ce coup-ci, j’avais un siège au parterre, troisième rangée à partir de la scène.
Bref, ça m’a donné envie d’y retourner l’an prochain.
La réception fut correcte, sans plus. La trop grande salle avec son éclairage fade et son DJ de club de l’âge d’or tempérait toute envie de faire la fête, à moins que ce ne fût la ville Laval qui fit sentir son influence! On était loin de la frénésie des soirées données au Musée Juste Pour Rire. J’en ai profité pour parler affaires et je suis rentré très tôt, à quatre heures du matin.