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Le lundi 7 janvier 2002, 20h
Je reviens de ma première visite à vie dans un centre de conditionnement physique, un Nautilus Plus pour ne pas le nommer. J’ai acheté un abonnement pour remédier à ma condition de sédentaire saisonnier.
L’été, je passe mes week-ends en canot, en rafting ou en quad. J’en entends déjà répliquer que le quad n’a rien d’un sport puisqu’on reste bien assis à faire avancer son vtt d’une simple pression du pouce sur l’accélérateur, mais c’est ignorer combien les muscles des jambes et des bras sont sollicités quand il s’agit de gravir une pente de 40 degrés sans perdre l’équilibre ni la traction de sa machine! Et que dire du cardiovasculaire quand on manque une courbe pour ensuite plonger dans un fossé à 60 km/h!
Si en été, je suis très actif, en hiver, c’est tout le contraire. À part quelques rares randonnées de motoneige et des marches sous les étoiles les soirs de spleen, je ne fais aucune activité physique.
Nautilus, donc. Il est 14h. J’arrive devant un premier appareil dont je m’efforce de figurer le fonctionnement, en vain. Je vois bien qu’il y a un siège mais dans quel sens dois-je m’asseoir? Puisqu’une utilisation incorrecte d’un tel appareil implique le risque de se blesser ou pire, de paraître ridicule, j’ai préféré passer tout droit!
Les vélos stationnaires m’ont alors paru un bon commencement en raison de leur facilité d’utilisation. Mais quel ennui! Pédaler sans paysage! Après seulement cinq minutes, je voulais déjà tout arrêter, jusqu’à ce que je m’intéresse à l’écran tactile devant moi et qui est partie intégrante du vélo. C’est un jeu vidéo de course de vélos où pour gagner, il faut, on l’aura deviné, pédaler!
J’ai trouvé ce bidule fort distrayant, si bien qu’à force de vouloir gagner contre l’ordinateur, j’ai passé 45 minutes sur le vélo sans trop m’en rende compte. J’imagine qu’après quelque temps, on se désintéresse de ce jeu et c’est tant mieux, car après tous ces sprints effrénés, je n’ai plus d’énergie pour les autres exercices.
Après, j’ai bu un jus en regardant comment les autres clients utilisaient les divers appareils. Ainsi, je saurai pour la prochaine fois. Puis je suis parti.
J’étais déçu de ne pas avoir vu Ramone. Je sais qu’il s’entraîne à ce centre.
  
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